October 28, 2009

Terra Cota, Land Art et Félins

Déjà deux mois sans nouvelles… Mais que se passe-t-il à la Fraissinède ?

Nos travaux dans Amaryllis avancent… Les 70 m2 ont été carrelés (avec des carreaux de terre cuite) : un mois de collage, une semaine de joints, un an de mal de dos ! Les enduits sont finis, l’échafaudage rangé, l’électricité bientôt cachée. Nous avons installé un superbe poêle à bois, qui trône, avec ses 4 mètres de tube inox, au milieu du salon… De belles soirées d’hiver en perspective !

Bref, ce cinquième et dernier gîte devrait être terminé à la fin de l’année… Ce qui portera à 24 le nombre total de couchages des gîtes de la Fraissinède.

Forts de notre capacité à accueillir les groupes, hors saison, nous avons programmé quelques séjours à thème, pour adresser les membres de clubs, associations, les retraités, …

Ce mois de septembre, nous avons proposé un séjour « participation aux vendanges et découverte de la vinification ». Les participants ayant été ravis de cette première expérience, nous la réitèrerons l’an prochain.

En septembre 2010, nous organisons un stage de Land Art, animé par Marc Pouyet (voir son site : www.marc-pouyet.net).

Mékézako le Land Art ? Une série limitée des Land Rover ? Pas du tout ! Il s’agit de créer des œuvres éphémères (que l’on immortalisera en les photographiant) à partir d’éléments naturels. On se promène autour de la Fraissinède, on regarde la nature avec un œil nouveau, on agence branches, feuilles, cailloux, pétales de manière esthétique… Cette activité créative et reposante est simple et ludique.

A propos d’ « élément naturel trouvé autour de la Fraissinède » : nous voici avec deux nouveaux habitants à temps plein. Des miaulements nous ont réveillés le matin du 11 octobre, et lorsque j’ai ouvert la fenêtre pour chasser ces intrus, voilà ce que j’ai découvert :

 

Trop mignons… donc, au lieu de les chasser, je suis allée acheter des croquettes…

L’homme est faible, et la femme aussi ! Ils ont été baptisés Zig (à gauche sur la photo) et Zag. Venez vite les retrouver !

August 8, 2009

Alain le Ferronnier

Amaryllis, notre 5e gîte, a son escalier en fer, tout comme Vulcain. Mieux que Vulcain disent certains (ils sont gentils ceux-là!).

Alain a donc acheté un poste à souder, des ronds et des barres de fer, un masque de la guerre des étoiles… et voilà. Avec ses nouveaux joujoux, il a réalisé un bel escalier permettant à nos futurs hôtes d’aller se coucher sans corde à noeuds, ni échelle. Quel confort!

Les 3 photos qui suivent montrent :

- comment on peut se passer de cintreuse (prendre un poteau EDF de bonne facture pour tordre les barres: sinon, en moins de deux, on se retrouve sans téléphone ET sans électricité!)

- comment les grouillots préfèrent ne pas regarder leur patron travailler, de peur de brûler leurs pauvres petits yeux!

- l’escalier fini. Sans commentaire. Magnifique!

 

 

July 21, 2009

Téléphone et feux d’artifice

Nous vivons (survivons?) depuis 8 semaines sans téléphone ni Internet… Cela ne semble pas gêner notre fournisseur, Neuf, ni celui qui saurait réparer notre câble, France Telecom. La solution est en effet identifiée depuis plus d’une semaine (tirer une nouvelle ligne entre la route et notre maison) mais celui qui peut décider de lancer les travaux a préféré partir en vacances 3 semaines, avant de trancher… Après tout, que ce soit 8 ou 11 semaines de coupure… ça ne changera guère les statistiques au niveau français (réparation sous 48 heures, c’est ça ?).

Quand on a une petite entreprise comme la nôtre, ce n’est absolument pas gênant de n’avoir ni téléphone, ni iInternet. Il reste, en effet, de nombreuses solutions de communication très efficaces : signaux de fumée, tamtam, telex, signes de la main, clin d’œil, j’en passe et des meilleures ! Donc, ne vous pressez pas France Telecom, on a toute la vie devant nous! Et continuez bien à prélever nos mensualités, Neuf Telecom, ce serait dommage que vous veniez à manquer!

Depuis janvier, les travaux dans Amaryllis ont bien avancé. Le plafond est isolé et couvert de volige (Alain a utilisé pour cela 3000 vis). Je vous laisse juger le résultat :
 

L’électricité et la plomberie sont également terminées. Les parois de placo et les plans de travail sont posés, le carrelage est en cours… Et surtout, Alain a démarré son escalier en fer forgé. On le voit donc en alternance faire des étincelles (lorsqu’il coupe) ou faire des flashes d’U.V. (lorsqu’il soude). Dans les 2 cas, il vaut mieux garder ses distances !

A part ça, les nouvelles sont bonnes…

Nicolas, notre lapin, se porte bien, il grandit bien, a la truffe fraîche et les oreilles immenses… On le voit souvent aux heures des repas lapinesques (c’est-à-dire 8 heures et 19 heures), car n’ayant pas peur des humains, il reste autour de la maison et des gîtes, au grand plaisir de nos hôtes (petits et grands).

Le feu d’artifice du 14 juillet et l’embrasement de Carcassonne furent une fois de plus magnifiques. Seul problème, la foule… Que de monde entassé sur les bords de l’Aude ! Et les petits comme moi finissent toujours derrière les grands, c’est mathématique ! Cela nous a fait regretter l’invitation de 2007, qui nous avait permis d’assister à ce magnifique spectacle depuis un balcon !

May 1, 2009

La Fraissinède affiche complet…

Parking de supermarché un samedi après-midi ? Poissonnerie un vendredi matin ? Eglise un dimanche ? Que nenni ! C’est la Fraissinède, le gite où tout le monde aimerait aller, mais où seuls quelques heureux élus ont le plaisir de passer le week-end!

C’est grâce à Vulcain que nous affichons complet depuis plus d’une semaine… En effet, Vulcain et sa salle grandiose nous permet d’accueillir des groupes, jusqu’à 20 personnes. Le groupe se répartit dans l’ensemble des 4 gites, et se retrouve dans Vulcain pour les repas.

 

Sa cuisine professionnelle permet même de recevoir sans difficulté un groupe en demi-pension (Alain et moi venons de tester la formule avec un groupe de randonneurs Ardéchois, ça marche au poil). Nous ne faisons pas concurrence aux nombreux restaurants des environs (d’ailleurs souvent fermés pendant l’arrière-saison), mais notre cuisine dite familiale a été appréciée par le groupe… A renouveler donc, si certains en expriment l’envie !

Pour clore cet article, un bonus pour ceux qui ont eu le courage de me lire jusqu’au bout: une vue de Montlaur prise depuis notre jardin.

 

December 21, 2008

Vulcain fini…

… conformément à notre planning ambitieux ! Heureusement qu’il est fini, il est loué dans 10 jours. 

On peut considérer que ce gîte est hors normes:

- grand espace façon "loft", beaucoup de lumière, pas de cloisonnements

- beaucoup de place: pour le réveillon, un groupe de 20 Espagnols vont y faire la fête!

- cuisine professionnelle avec véritable piano (redécorée, pour la rendre plus chaleureuse): amateurs de cuisine, c’est ce gîte qu’il vous faut!

- salle de bains atypique: très spacieuse, douche à l’italienne, mur de pavés de verre, … 

- deux œuvres d’art: l’escalier réalisé en 2004 par un artisan forgeron (Binh Nguyen Van, qui a depuis quitté le village) et une mosaïque qui date de l’époque romaine (2003 pour être précis)

- un piano pour agrémenter les longues soirées d’été… un poêle à bois pour agrémenter les longues soirées d"hiver !

- gîte intégré à la montagne Alaric (remarquez les rochers au fond de la salle)

Toutes les photos sont sur notre site internet www.la-fraissinede.com , en voici quelques unes pour vous mettre en appétit !

gîte vulcain 

                             

August 22, 2008

Travaux et fiesta…

Pendant les soldes, les travaux continuent…

Apollon à peine fini, nous avons attaqué Vulcain. Je rappelle à mes lecteurs que les noms de nos gîtes sont des noms de papillon et nom de dieux grecs.

Donc Vulcain sera le quatrième gîte de la Fraissinède, situé dans l’ancien restaurant (qui s’appelait l’Auberge du Papillon).

Peu de choses à faire dans la cuisine: nos hôtes auront le plaisir de cuisiner dans une ancienne cuisine professionnelle sur un magnifique piano Morice! 

Côté "gros boulot": la création de deux salles d’eau, dont une communiquant avec la mezzanine (où seront situés les couchages).

Et comment faire pour que ça "communique" ? Il faut faire un trou, pardi ! Eh oui… et dans un mur de 60 cm, ce n’est pas de la tarte!

Alain s’est donc transformé en maçon, et a passé une semaine avec un perforateur et un burin comme seuls amis. Ici, on voit le résultat:

 

Evidemment, il y a encore un peu de ménage à faire…

Après l’effort, le réconfort… Comment faire pour oublier tous ces moments douloureux ? Rien de tel qu’une soirée antillaise! Ti punch, musique, rires, … jusqu’au bout de la nuit!

Nous avons invité nos amis maçons (Jean et Grégory) et plaquiste (Toni), qui travaillent chez nos voisins depuis Noël. Toni a eu la bonne idée de naître en Guadeloupe, où ses parents tiennent un restaurant. Il adore cuisiner, c’est le roi de la papillotte barbecue. Il a le don de transformer un morceau de viande ou de poisson en expérience divine !

Là, il nous apprend à faire des accras de morue:

 

Il faut juste bien surveiller la quantité de piment antillais qu’il insère dans ses mixtures diaboliques! En effet, quand on n’est pas habitué, comme c’est le cas de Grégory ci-dessous, il faut s’attendre à de belles suées…

 

On dirait que Grégory regarde l’éclipse de lune à travers un sopalin…  Pour ma part, j’ai mangé des accras sans piment, petite joueuse…

La semaine prochaine, nous proposerons à nos hôtes une soirée antillaise. Toni est prêt à revêtir à cette occasion son habit de cuistot. Je sens qu’on va se régaler à la Fraissinède !  

August 18, 2008

Ambiance à la Fraissinède

Devinette du jour

Que se passe-t-il lorsqu’on met au même endroit, en l’occurrence à la Fraissinède : des Savoyards (dont un passionné d’astronomie venu sans lunette), des Gersois (dont une œnologue venue sans Armagnac), une famille de Montaigu (venue sans la digue), un gars de Hambourg (appelé communément hamburger), des Berlinois (venus, sans peur, dans ce coin reculé de la France profonde, autrement dit des aventuriers) ?

Il en résulte une soirée improvisée, hyper conviviale, sur notre terrasse (les fameuses tables de Freimut…), où chacun a amené son frichti afin de le partager dans les rires et la bonne humeur…

         Purs moments de bonheur… Merci aux initiateurs et aux participants!


 

June 17, 2008

Un nouvel Apollon…

Là, on aborde la dernière ligne droite: nous quitterons sous peu et sans regret ces 80 m2 où nous travaillons en continu depuis 6 mois! Enfin, le résultat est là. Nous n’avons plus qu’à poser le carrelage à l’étage (terres cuites d’Espagne, faites à la main… 3 kilos pièce!), à aménager la cuisine et à meubler.  

Alain est devenu un pro de l’enduit à la chaux (fait maison, s’il vous plaît…), les spatules n’ont plus de secret pour lui. Quant à moi, les Montlaurais doivent penser que je suis peintre en bâtiment, car il ne me voient plus que recouverte de milliers de tâches de peinture blanche au village…

Voici le coin repas et la cuisine (la porte vitrée coulissante donne sur une salle d’eau):

 

Voici le salon et sa bibliothèque: 

 

La mezzanine (poutres à finir de peindre!): 

 

Voici une des deux chambres:  

 

Et enfin les salles d’eau (décorées comme les salles de bain des gîtes existants):

    

Date de fin de travaux prévue: 12 juillet (heure à préciser…). Trois semaines déjà louées cet été. Que du bonheur…

Le nom de ce nouveau gîte ? Apollon !

Pas celui de gauche, mais celui de droite:

 

Après l’hespérie et l’aurore, voici un nouveau papillon à la Fraissinède. Espérons qu’il vole bientôt de ses propres ailes! ;-)  

May 8, 2008

Etes-vous branchés?

Ces jours-ci, lorsqu’on me demande ce que nous faisons à la Fraissinède, je réponds "l’électricité!". Invariablement, mon interlocuteur s’étonne: "Quoi! Vous osez faire l’électricité?". Suit un discours sur la complexité, le danger, les normes, … qui font de cette tuyauterie à électrons le cauchemar du bricoleur, même averti. A mon avis, les électriciens ont encore de beaux jours devant eux… (car le discours n’est pas le même lorsqu’on aborde la maçonnerie, la plomberie ou la peinture!)

Alain, qui en est à sa deuxième rénovation électrique, est de l’avis suivant: "L’électricité, ça n’est qu’un tas de (gros) problèmes mécaniques". D’après lui, le plus dur c’est: manipuler des câbles de plusieurs dizaines de mètres, connecter les prises, faire entrer un gros tas de fils dans un boîtier trop petit, faire les rainures dans le mur… Et moi j’ajouterai: les appros! Car il manque toujours quelque chose au mauvais moment… et les magasins sont loin!

Bref, les électrons, eux, sont loin de nous poser problème.

Voici en quelques chiffres ce que nous avons installé: 100 mètres de fil gainé en 16mm, 200 mètres en 20mm, 100 mètres de câble TV, 100 mètres de câble Ethernet, et une quarantaine de prises.

Voici deux photos résumant mon propos:

   

Bon, maintenant yapuka connecter tout ça! 

April 1, 2008

On travaille dur!

Depuis quelques mois, nous aménageons la partie située au-dessus de notre cuisine… Au départ, les travaux prévus étaient assez légers : nous comptions garder tous les espaces tels quels, toutes les cloisons. Le plus gros changement consistait à scinder la salle de bains existante en une petite salle d’eau plus un espace cuisine. Mais c’était sans compter les remarques du genre « Vous pourriez faire mieux », « Y a qu’à … », « Faudrait… », « Vous seriez fous de continuer comme ça ! ». Alors évidemment, au début, on écarte ce genre d’idées en ne voyant que des difficultés, des inconvénients, voire des impossibilités… (rien n’est impossible dans le bâtiment, dit Alain le sage, c’est juste une question de moyens). Puis, les idées s’insinuent en vous. On y pense, on y repense. On trouve des solutions, des idées nouvelles.

Et puis, on saute le pas. Et du coup, on en rajoute. Voilà comment on se retrouve avec la liste suivante : création d’une salle d’eau sur la mezzanine (eau et écoulements à amener !), déplacement du WC du bas dans la salle d’eau (qui n’était déjà pas bien grande !), suppression de la cloison pour que l’espace cuisine communique avec le reste du gîte (entraînant la suppression d’une poutre verticale qui soutenait la mezzanine, qui doit être remplacée par une poutre horizontale !).

Là, on voit Alain avec la poutre à ses pieds…

 

Comment la monter 2 mètres plus haut ? C’est pas avec mes biceps rabougris qu’on va y arriver… Heureusement Mac Gyver a trouvé la solution : un treuil. C’était chaud quand même. La poutre oscillait. Elle était encombrante. Elle ne voulait pas entrer dans son trou… Puis elle n’était pas d’aplomb. Mais elle a fini par comprendre que rien ne servait de faire sa mauvaise tête. Résignée, elle s’est positionnée au-dessus de sa sœur pour créer ce magnifique ensemble :

 

Une dernière photo pour vous montrer la nouvelle salle d’eau. La cloison est aérée, la douche spartiate, le WC sobre… Promis, dès que cette partie est finie, je mets une photo plus alléchante !