August 26, 2008

Déménagement spectaculaire…

C’est avec émotion que les Montlaurais ont assisté ce lundi au démantèlement et transfert des deux plus grosses cuves inox de la cave coopérative « Le Montlaurier ».  

En effet, ce départ des cuves vers la cave de Fabrezan, avec laquelle une fusion a été effectuée, est un symbole de la crise viticole, qui continue à sévir dans notre région. Dans le canton de Lagrasse, dont Montlaur fait partie, cinq caves coopératives ont arrêté leur activité sur les dernières années… La cave de Montlaur existe depuis 1949, et s’est dotée de ces deux cuves en 1978. Trente ans plus tard, les cuves repartent…

Pour effectuer ce transport hors norme, la société Hugon a travaillé toute la journée. Deux grues dont une de 60 mètres de hauteur ont été nécessaires au déplacement de ces cuves mesurant 10 mètres et pesant 10 tonnes.

On voit ici une vue d’ensemble du chantier:

 

Mais le plus spectaculaire a été la traversée du village, durant deux heures. Malheureusement, je n’y ai pas assisté, mais 2 photos spectaculaires me sont parvenues, que je mets en ligne.

La première montre bien que la largeur de la rue principale de Montlaur a été calculée par les Romains de manière à permettre le passage des cuves à vin.

 

La seconde montre qu’une bonne coupe d’été des platanes a été nécessaire afin de ne pas rayer la cuve…

 

August 22, 2008

Travaux et fiesta…

Pendant les soldes, les travaux continuent…

Apollon à peine fini, nous avons attaqué Vulcain. Je rappelle à mes lecteurs que les noms de nos gîtes sont des noms de papillon et nom de dieux grecs.

Donc Vulcain sera le quatrième gîte de la Fraissinède, situé dans l’ancien restaurant (qui s’appelait l’Auberge du Papillon).

Peu de choses à faire dans la cuisine: nos hôtes auront le plaisir de cuisiner dans une ancienne cuisine professionnelle sur un magnifique piano Morice! 

Côté "gros boulot": la création de deux salles d’eau, dont une communiquant avec la mezzanine (où seront situés les couchages).

Et comment faire pour que ça "communique" ? Il faut faire un trou, pardi ! Eh oui… et dans un mur de 60 cm, ce n’est pas de la tarte!

Alain s’est donc transformé en maçon, et a passé une semaine avec un perforateur et un burin comme seuls amis. Ici, on voit le résultat:

 

Evidemment, il y a encore un peu de ménage à faire…

Après l’effort, le réconfort… Comment faire pour oublier tous ces moments douloureux ? Rien de tel qu’une soirée antillaise! Ti punch, musique, rires, … jusqu’au bout de la nuit!

Nous avons invité nos amis maçons (Jean et Grégory) et plaquiste (Toni), qui travaillent chez nos voisins depuis Noël. Toni a eu la bonne idée de naître en Guadeloupe, où ses parents tiennent un restaurant. Il adore cuisiner, c’est le roi de la papillotte barbecue. Il a le don de transformer un morceau de viande ou de poisson en expérience divine !

Là, il nous apprend à faire des accras de morue:

 

Il faut juste bien surveiller la quantité de piment antillais qu’il insère dans ses mixtures diaboliques! En effet, quand on n’est pas habitué, comme c’est le cas de Grégory ci-dessous, il faut s’attendre à de belles suées…

 

On dirait que Grégory regarde l’éclipse de lune à travers un sopalin…  Pour ma part, j’ai mangé des accras sans piment, petite joueuse…

La semaine prochaine, nous proposerons à nos hôtes une soirée antillaise. Toni est prêt à revêtir à cette occasion son habit de cuistot. Je sens qu’on va se régaler à la Fraissinède !  

August 18, 2008

Brocante du 15 août

A ne pas manquer à Montlaur: les festivités du 15 août.

C’est la fête au village, déclinée en animations, randonnées, apéritif, dégustations, vide-grenier, repas (traditionnel cassoulet), musique, …

Le mauvais temps du matin (pluie jusqu’à 9 heures) n’a pas découragé l’organisateur de la brocante, Jean, qui accueillit les exposants dès 6 heures! Pour ma part, j’avoue que j’ai attendu que la pluie se calme pour sortir de mon lit douillet… Braver les intempéries pour vendre des séries de tasses à 1 €, … faut quand même pas demander l’impossible… 

Nous avons pris un réel plaisir à participer à ce vide-grenier. Nous voici en plein effort :

 

L’ambiance était au beau fixe, les badauds étaient nombreux, le soleil revenu, et l’heure de l’apéritif, offert par la municipalité, ne tarda pas à arriver…

Dégustations offertes par les vignerons, petit train arpentant les rues du village, jeux et musique de rue (le fameux Henri Ben et son orchestre) ont animé l’après-midi. De notre côté, les ventes furent bonnes, et les rencontres agréables.

Il ne nous restait que peu de temps pour ranger les invendus, et nous préparer à la soirée.

Celle-ci a eu lieu dans la très belle ancienne cave du château Niermans. Le cassoulet, préparé par Spanghero (champions de rugby reconvertis dans la gastronomie) était délicieux. Le tout animé par Henri Ben et son orchestre, danse jusqu’au bout de la nuit…

Excellente journée à laquelle nous ont accompagné nos hôtes, ravis. Expérience à recommencer chaque année, sans modération !

Ambiance à la Fraissinède

Devinette du jour

Que se passe-t-il lorsqu’on met au même endroit, en l’occurrence à la Fraissinède : des Savoyards (dont un passionné d’astronomie venu sans lunette), des Gersois (dont une œnologue venue sans Armagnac), une famille de Montaigu (venue sans la digue), un gars de Hambourg (appelé communément hamburger), des Berlinois (venus, sans peur, dans ce coin reculé de la France profonde, autrement dit des aventuriers) ?

Il en résulte une soirée improvisée, hyper conviviale, sur notre terrasse (les fameuses tables de Freimut…), où chacun a amené son frichti afin de le partager dans les rires et la bonne humeur…

         Purs moments de bonheur… Merci aux initiateurs et aux participants!