June 17, 2008

Un nouvel Apollon…

Là, on aborde la dernière ligne droite: nous quitterons sous peu et sans regret ces 80 m2 où nous travaillons en continu depuis 6 mois! Enfin, le résultat est là. Nous n’avons plus qu’à poser le carrelage à l’étage (terres cuites d’Espagne, faites à la main… 3 kilos pièce!), à aménager la cuisine et à meubler.  

Alain est devenu un pro de l’enduit à la chaux (fait maison, s’il vous plaît…), les spatules n’ont plus de secret pour lui. Quant à moi, les Montlaurais doivent penser que je suis peintre en bâtiment, car il ne me voient plus que recouverte de milliers de tâches de peinture blanche au village…

Voici le coin repas et la cuisine (la porte vitrée coulissante donne sur une salle d’eau):

 

Voici le salon et sa bibliothèque: 

 

La mezzanine (poutres à finir de peindre!): 

 

Voici une des deux chambres:  

 

Et enfin les salles d’eau (décorées comme les salles de bain des gîtes existants):

    

Date de fin de travaux prévue: 12 juillet (heure à préciser…). Trois semaines déjà louées cet été. Que du bonheur…

Le nom de ce nouveau gîte ? Apollon !

Pas celui de gauche, mais celui de droite:

 

Après l’hespérie et l’aurore, voici un nouveau papillon à la Fraissinède. Espérons qu’il vole bientôt de ses propres ailes! ;-)  

June 16, 2008

Deutsche Qualität…

Depuis un an, nous avons déjà reçu des hôtes fort sympathiques à la Fraissinède. Mais alors là, nous avons allègrement dépassé les bornes des limites !

Des hôtes comme Helga et Freimut, ça ne court pas les rues…

Portrait robot : si vous voyez une Smart, avec des géants dedans, c’est sûrement eux. A Montlaur, je vous assure qu’on n’est pas près de les oublier ces gens venus du Nord lointain, avalant 1500 kilomètres avec leur petite boîte à savon ! Remarquez, en ces temps de flambée pétrolière, une voiture qui consomme 4 litres au cent, c’est appréciable !

Seul défaut du véhicule : impossible de repartir de Montlaur avec des tas de cartons de cet excellent rosé que Freimut appréciait tant… La preuve :

 

Bon le carton, impossible. Mais Helga et Freimut, eux, ont réussi à y entrer. 

 

Bon alors… pourquoi sont-ils si exceptionnels ces deux-là au fait ? Eh bien, Freimut, bien qu’étant en vacances, a consacré une longue journée à faire du développement durable: à aider ces pauvres Franzosen à toucher du doigt la notion de Deutsche Qualität. Rigueur, organisation, efficacité. On croit que ce ne sont que des mots. Alain et moi, on les a vécus ! Et Dieu sait qu’on était fatigué ce soir-là !

But du jeu: fabriquer 4 tables de pique-nique en une journée. Pari fou, sans doute. En fait, je ne m’étais absolument pas rendue compte de l’immensité de la tâche, n’étant pas du métier. Freimut, qui lui est Tischler, aurait pu nous recadrer en émettant l’opinion que 4, c’était peut-être un peu trop ambitieux, surtout pour une journée de vacances. Mais non, il a relevé le défi! 

8 heures: aufstehen, autrement dit, on s’extirpe du lit douillet (trop petit de toutes façons, hein Freimut?)

10 heures: direction la scierie des Illhes (merci Mady!), pour découper les planches. Nous y avons passé 4 heures!!! Scie circulaire et scie à onglet nous ont permis de débiter l’ensemble des planches. A l’issue de cet exercice, nous avions 88 morceaux de bois, qu’il ne nous restait plus qu’à assembler!

14h30: on négocie une demi-heure de pause repas, avec notre chef, qui lui voulait attaquer d’emblée le jeu de lego.

15h: zurück zur Arbeit, schnell ! On répertorie les outils, on dispose les tréteaux, on demande des trucs incompréhensibles (comment on dit serre-joint en allemand, hein???), et puis on attaque!  On troue, on visse, on serre-jointe, on assemble, on calcule, on marque, on soulève, on pose, on s’accroupit, on Kontrolle!

En tout cas, on macht immer schneller! Première table: 2h, deuxième 1h30, troisième 1h, quatrième 30 minutes! Dommage qu’on n’en ait pas encore une dizaine à faire, c’est là qu’on peut commencer à faire de la marge!

 

Non, ce n’est pas un effet d’optique, ni un trucage. Le géant germain est bien à côté du petit gaulois, dans un même plan. Freimut aurait pu mettre les tréteaux plus bas quand même… Enfin, l’essentiel c’est d’arriver au résultat, à 20 heures! Une autoroute de tables nous indique la voie vers le repos…

 

Maintenant, faut poncer et peindre. Freimut n’a pu admirer le résultat final, car en bons Français nous n’avions pas prévu la lasure! Ach ces Franzosen, aucun sens de l’organisation ;-)

A cette journée mémorable de dur labeur s’ajoute une foule de souvenirs, de fous rires, de dîners partagés dans la bonne humeur et en trois langues, de concert à Montlaur, de rosé coulant à flot… Des hôtes qui deviennent des amis. Le sentiment d’exercer un beau métier…

Auf Wiedersehen, Helga und Freimut. Kommt bitte bald wieder (aber vielleicht nicht mit dem Einkaufskorb ;-) )…