May 23, 2007

Jardinage

Une fois l’installation et le ménage faits, nous avons attaqué le vaste chantier « jardinage ». Je dis vaste, car non contents d’avoir à entretenir le jardin et la garrigue (bien débroussailler pour ne pas rôtir !), nous avons décidé de créer un potager. Je dis bien créer car bien que l’ancien propriétaire ait eu quelques plantations, il les avait cantonnées dans des carrés dispersés et bien petits. De plus, la terre a été longtemps piétinée par les 2 ânes qui séjournaient là, et enfin, le tout ayant été abandonné à l’annonce de la vente de la propriété, des mauvaises herbes avaient envahi cet espace. L’herbe était si haute, que nous ne savions pas bien comment nous y attaquer (nous n’avions pas encore acheté la superbe tondeuse, dont la photo ci-dessous vous montre qu’Alain apprécie trôner sur son nouveau joujou).

 Alain sur sa tondeuse

Heureusement, à ce moment précis, intervint la providence (si, si) : une charmante dame de Lagrasse nous demanda si elle pouvait faire brouter ses chevaux dans notre champ. Certes, lui répondons-nous, mais à condition de les faire démarrer par le potager… et voilà la tondeuse hyper-économique et écologique en route…

débroussailleuse écologique 

Une fois l’herbe raccourcie, Alain s’attaqua au bêchage : à la main, avec une bêche, de la sueur, des muscles, et beaucoup de folie… Pourquoi pas au motoculteur ? Parce que la terre était trop dure ! Il aurait fallu un tracteur, un vrai. Et nous ne nous voyions pas demander à un agriculteur de venir retourner nos 100 m2, il nous aurait ri au nez !

Alain a bêché des jours entiers. Le soir, pas besoin de tisane « nuit tranquille » pour s’endormir ! Ah, le bon sommeil de celui qui peine toute la journée !

Ensuite, il a fallu mettre un peu de fumier, car la terre était très pauvre par endroits. Nous avons eu la chance de trouver un gars très sympa (merci Michel !), qui tient une ferme équestre, et qui nous donna trois remorques pleines de fumier de dinde ! Equestre et dindes, vous ne voyez pas le rapport ? C’est que Michel avait un élevage intensif de dindes, avant de constater que vendre des randonnées équestres et l’hébergement associé était une aussi bonne façon de gagner sa vie. Si cela vous dit de faire du cheval dans les Corbières, rendez-vous au Plo ! (http://www.terre-equestre.com/leplooutfitter/le-plo-outfitter.php)

Une fois les 100 m2 bêchés une seconde fois (beaucoup plus facile que la première fois, dixit Alain), nous semâmes et plantâmes. Pendant toute une journée quasiment, vu que c’était notre première fois…

Enfin, j’en viens à la partie intéressante… Nous avons décidé d’adopter la méthode du paillage. Un jardinier dont le slogan est « laisser faire le naturel » nous a expliqué qu’en paillant le sol, on résolvait beaucoup de problèmes rencontrés par les jardiniers amateurs :

-          Le sol est protégé de la grosse chaleur l’été et la couche de paille préserve l’humidité ; d’où économie d’eau. Cela nous sera peut-être très utile si la sécheresse arrive… en tout cas, c’est plus écologique !

-          Sous la couche de paille l’humus se forme, on ne bêche plus car le bêchage détruit tout et renvoie l’humus au fond de la terre ; on laisse un équilibre faune-flore s’installer et on le préserve. Donc grosse économie d’efforts pour Alain, l’an prochain !

-          La paille freine, voire stoppe, la pousse des mauvaises herbes. En théorie, le potager n’est plus envahi par les mauvaises herbes. A nouveau, économie de travail.

Le paillage peut être réalisé avec de la paille, des paillettes de lin, des coques de cacao, des tontes de gazon.

Il faut l’étaler sur une épaisseur d’au moins 8 cm sur le sol nu et entre les légumes ou les fleurs. Aucune parcelle de terre n’est laissée vide.

Dernière astuce : nous avons entouré le potager d’une allée d’un mètre de large de sciure et copeaux de bois. En effet, le précédent proprio étant menuisier, il nous a laissé une montagne de sciure, qui a du coup trouvé un usage. Il paraît que cela découragera peut-être les limaces : la sciure les force à baver plus pour avancer… En tout cas, ce tapis de sciure est esthétique et agréable, on a l’impression de marcher sur un gros tapis.

potager fini 

Nous avons démarré l’expérimentation. Nous vous tiendrons au courant des résultats, ou des problèmes rencontrés…

Maintenant, prions pour que les récoltes soient bonnes. Nous espérons pouvoir servir des légumes frais à nos hôtes cet été ! Nous aurons des gîtes avec potager bio ! Très bon pour la pub…